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In the box

2002 - 2003

La série « In the box » est une série qui n’a rien à voir avec la pêche

et le poisson.

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Il s'agit de solitude.

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Peut-être que la solitude n'est pas un sentiment.

Mais une expérience de manque de connexion.

Une condition qui empêche simplement les sentiments.

 

On dit que les sentiments ont été « inventés » par l’évolution pour

nous transmettre des informations sur nous-mêmes dans le

contexte de notre relation au monde.

Ils décrivent notre position dans la structure mondiale.

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Mais c’est exactement ce qui se perd dans une dépression,

c'est une dissociation du monde.

Vous ne vous sentez plus, vous avez froid à l'intérieur.

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« Dans le monde des solitaires, rien ne semble familier.

Vous êtes un étranger au monde », c'est ainsi que le décrit le psychologue et philosophe des émotions Michael Lehofer.

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Dans la série « In the box », j'ai essayé d'exprimer cette expérience.

Les portraits ont été découpés, c'est à dire isolés de leur contexte,

puis placés dans une boîte en carton.

Pas de fenêtres, pas de portes, que des ampoules nues suspendues négligemment au plafond.

Le protagoniste éprouve ses manies enfermé dans une boîte comme s'il était en cellule d'isolement.

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Die Serie “In the box” ist meine einzige Serie die nichts mit Fischen zu tun hat.

 

Es geht um Einsamkeit.

Vielleicht  ist Einsamkeit kein Gefühl. Sondern ein Erleben von Bezugslosigkeit.

Ein Zustand, der Gefühle gerade verhindert.

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Es wird gesagt, dass Gefühle von der Evolution „erfunden“ worden sind,

um uns Informationen über uns selbst im Kontext unseres Weltverhältnisses

zu übermitteln.

Sie beschreiben unsere Position im Weltgefüge.

Genau das geht aber in einer Depression, einer Welt-Dissoziation, verloren.

Man kann sich selbst nicht spüren, man erkaltet innerlich.

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„In der Welt des Einsamen gibt es nichts, was sich vertraut anfühlt.

Man ist fremd in der Welt“, so beschreibt es der Psychologe und

Gefühls-Philosoph Michael Lehofer.


In dieser Serie “In the box” habe ich versucht, dieses Erfahrung zum Ausdruck

zu bringen. Portaits wurden ausgeschnitten um sie von ihrem ursprünglichen Kontext zu isolieren. Diese Portraits wurden in ein Pappkarton plaziert.

Keine Fenster, keine Türen, nackte Glühbirnen hängen lieblos von der Decke.

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Eingefercht in einer Box wie in Isolationshaft durchlebt der Protagonist

seine Manien.

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